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Café Mortel, what else ?

C’est en terre helvétique, au tout début du XXe, en 2004, que le 1er Café Mortel a vu le jour, initié par Bernard Crettaz. Destiné à la prêtrise, il devient sociologue et ethnologue, tout en se consacrant corps et âme à la thanatologie, plus spécialement aux rituels. Jusque là muette comme une tombe, la mort sort enfin de son silence, exorcisant notre société de la peur de la regarder en face : elle fait partie intégrante de la vie. Oui, ça va vous sembler probablement fort de café mais les gens y courent. Espace de parole libre et sans tabou, il permet de dire ses souffrances, ses angoisses, sa révolte et ses peurs, de s’alléger des secrets trop lourds. Ou pas. En effet, le silence a toute sa place et enrichit le terreau des mots à venir.

Ce partage sur un sujet qui nous appartient à tous, n’est pas un espace à visée thérapeutique, il reste sans débat ni prosélytisme. « En offrant notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d’en faire autant » (Marianne Williamson). Proposé dans un lieu de vie dans son jus, ouvert, chaleureux et réconfortant, le Café Mortel est animé par un-e mortel-le qui a juste envie de proposer de vivre la mort et le deuil autrement, de rassembler, de faire communauté. On y parle un peu, on y écoute beaucoup. Il y a des larmes, et ce n’est pas grave si vous buvez la tasse. Parce qu’il y a des sourires aussi, de la tendresse. Et des mouchoirs !

Comme un rituel, il a un début, une fin, dure environ 1h30. Vous êtes libre d’aller et venir. Il est permis de consoler son café avec des petits péchés mortels à boire et à manger. Comme de l’allonger avec une bibliographie inspirante même si elle n’est pas exhaustive. Et gardons le meilleur pour la fin, en jouant les prolongations entre nous, avec partages, conseils, informations

Pour ma part, je me suis sentie profondément touchée en assistant à mon 1er Café Mortel à Vaour. Est-ce son grain ou son marc lentement infusés qui m’ont réveillée ? Je l’ai goûté comme un partage vivant, lequel en ouvrant des portes et créant des ponts, participe au cheminement de chacun

 » Le Vent dans les Plumes  » et  » La Théière Folle  » à Cordes,

 » Les Vivres  » et  » La Maison  » aux Cabannes

 » Tout ce qui ne s’exprime pas, s’imprime « .

 » Il faut donner une place à la mort, sinon elle prend toute la place « .

 » Quand la vie est trop lourde, portons – la à plusieurs  » Grand Corps Malade

 » Les liens brisés se réparent par d’autres liens « 

 » Cafés Mortels  » de Bernard Crettaz

Je reste à votre écoute,

pour un premier contact, libre et confidentiel.
Merci à vous.